"Dans l'écriture, la main parle ; et dans la lecture, les yeux entendent les paroles." Eugène GERUZEZ


Ecrire... Toute une histoire !


Notre écriture manuscrite, la cursive, est étymologiquement issue du verbe latin currere, qui signifie courir et qui qualifie une écriture courante et rapide.

De fait, une écriture cursive bien maîtrisée court sur le papier. Le crayon, prolongement de la main, dépose sur la feuille des formes fluides, liées les unes aux autres. Un saut, le temps de faire le tour d'une lettre ronde, des arrêts parfois pour déposer les points, les accents et il reprend sa course avec légèreté, non sans imprégner l'écrit de la personnalité et des émotions de l'auteur.

Ce geste courant, qui parait si simple, est en fait d'une grande complexité, exigeant maturité neuro-motrice, parfaite coordination musculo-squelettique pour gérer à la fois la forme des lettres et le déplacement du tracé. L'écriture demande un geste qui peut varier en taille, en pression, en sensibilité. Le cerveau, notre ordinateur central, enregistre ce geste grapho-moteur et planifie la forme des lettres. Ensuite, peu importe la partie du corps qui écrit ou le support : un contact avec l'outil scripteur et le programme est enclenché.

La complexité du geste fait que, pour certains enfants, adolescents ou adultes, l'écriture est, au mieux, une corvée à laquelle ils essaient d'échapper, au pire, une souffrance qui influe sur leur estime de soi et leur confiance en eux.

La rééducation peut apporter un réel soulagement à tous ceux qui souffrent de leur écriture.